Paul Charlemagne, référent audition au siège d'Acuitis et associé des Maisons Acuitis de Dunkerque et de Béthune.
Audioprothésiste en Maison Acuitis, puis référent audition au siège, Paul Charlemagne s'est lancé dans l'entrepreneuriat début 2026, avec l'ouverture d'une Maison à Dunkerque et la reprise d'une autre à Béthune. Il revient sur les étapes qui lui ont permis, au sein de l'enseigne, de s'installer à son compte.
Pouvez-vous revenir sur votre parcours avant de rejoindre Acuitis ?
Je suis audioprothésiste depuis 2010, après avoir été diplômé de l'école de Nancy. J'ai commencé chez un indépendant à Nantes. Pendant trois ans, j'ai participé à l'ouverture de centres en périphérie, avant d'avoir envie de m'installer à mon compte. Mais mon départ en Chine avec ma future épouse a changé mes projets. Nous avons vécu cinq ans à Shenzhen. J'y ai créé une start-up à vocation sociale proposant un dépistage auditif sur tablette et une aide auditive préréglée pour la presbyacousie.
Comment êtes-vous arrivé chez Acuitis ?
Lorsque je vivais en Chine, je revenais régulièrement en France. Lors d'un passage à Nantes en 2017, j'ai fait la connaissance de Sandra Berrebi, directrice de l'audition chez Acuitis, et d'Anne Grinberg, audioprothésiste référente. Mes échanges avec elles m'ont permis de mieux découvrir l'enseigne. Quelques mois plus tard, à mon retour en France, j'ai appris qu'une opportunité se présentait à la Maison Acuitis de Ternes, à Paris, et j'ai décidé de tenter l'aventure.
Qu'est-ce qui vous a séduit chez Acuitis ?
D'abord, ses valeurs humaines et l'attention portée à la satisfaction des invités. Chez Acuitis, j'ai retrouvé la liberté que j'avais connue chez les indépendants, celle de faire ce qui me semblait le mieux pour mes patients. La partie optique m'a aussi plu, avec ses propres collections de lunettes et une attention particulière portée à la qualité des produits et des matériaux plutôt qu'aux marques. Et puis les Maisons Acuitis ne ressemblent pas à des magasins traditionnels. L'ambiance y est différente, tout a été pensé, les équipements comme l'aménagement, pour que l'on puisse travailler dans les meilleures conditions. À l'époque, Acuitis était déjà une enseigne en croissance, avec un fort potentiel de développement. Je savais que je pourrais grandir avec elle.
Quel a été votre premier poste et comment vos responsabilités ont-elles évolué ensuite ?
J'ai pris la responsabilité du service audition de la Maison de Ternes, à Paris, qui est la Maison phare de l'enseigne. C'était un beau défi. La proximité du siège m'a amené à participer à des réunions puis à animer des formations. Ces interventions se sont multipliées, et j'ai progressivement partagé mon temps entre la Maison et le siège. En 2022, je suis passé à temps plein au siège comme référent audition, tout en continuant ponctuellement à suivre des patients à la Maison de Ternes.
Qu'est-ce que cette expérience au siège vous a apporté ?
Elle m'a permis d'avoir une vision beaucoup plus large du fonctionnement de l'enseigne. En plus de connaître le quotidien d'une seule Maison, j'ai découvert celui de toutes les Maisons, avec leurs difficultés, ce qui fonctionne bien et les erreurs à éviter. J'ai aussi mieux compris comment les différents services du siège, commercial, marketing, financier ou produit, peuvent accompagner les équipes sur le terrain. Tout cela m'a été très utile pour préparer l'ouverture de ma propre Maison.
Vous envisagiez déjà de vous installer à votre compte avant de rejoindre Acuitis ?
Oui, cette envie remonte à mes débuts à Nantes, mais comme je l'expliquais, j'ai dû reporter mon projet. À mon retour en France, je ne voulais pas me lancer à Paris, où je ne savais pas combien de temps je resterais. Avec mon expérience chez Acuitis, j'ai progressivement commencé à envisager l'ouverture d'une franchise. Originaire du Nord, je tenais à m'implanter dans ma région et une opportunité s'est présentée à Dunkerque. Comme Acuitis associe optique et audition, je ne voulais pas me lancer seul. Grâce au réseau, j'ai pu m'associer avec des franchisés de Lille et un autre maître de Maison. Nous avons ouvert notre Maison de Dunkerque début 2026 puis, un mois plus tard, repris la Maison de Béthune.
Comment l'enseigne vous a-t-elle accompagné dans votre projet entrepreneurial ?
Chez Acuitis, j'ai pu évoluer sans renoncer à mon envie d'entreprendre. L'enseigne m'a d'abord permis de trouver mes associés au sein du réseau. Elle m'a donné la possibilité de conserver mon poste de référent audition au siège tout en devenant associé dans les Maisons de Dunkerque et de Béthune. C'était une vraie sécurité pour me lancer. Cette double casquette est enrichissante : je découvre le quotidien des franchisés de l'intérieur, ce qui m'aide à mieux comprendre leurs besoins et à faire le lien avec le siège.
Pour mener ces projets à bien, j'ai également pu compter sur les équipes du siège. Acuitis propose un concept clé en main, de la recherche du local à la remise des clés. Le service développement nous accompagne dans le choix de l'emplacement, les travaux et l'agencement. Le service commercial veille à la livraison du matériel, le service produit à l'approvisionnement en montures et en aides auditives, tandis que le marketing prépare la communication autour de l'ouverture. Nous pouvons ainsi nous concentrer sur le lancement de l'activité plutôt que sur toute la logistique.
Qu'est-ce qui a été le plus difficile dans cette aventure ?
Ouvrir Dunkerque et reprendre Béthune presque en même temps a demandé beaucoup d'organisation. C'est un investissement en temps et en argent, avec les risques de toute aventure entrepreneuriale. Dans ces moments-là, savoir que l'on peut compter sur Acuitis pour trouver des solutions fait une vraie différence. Cela nous a permis d'avancer sereinement.
Quelles possibilités s'offrent aujourd'hui aux audioprothésistes qui rejoignent l'enseigne ?
Chez Acuitis, on apprend à connaître toutes les facettes du métier, de l'appareillage à la gestion d'un centre et aux relations avec les médecins. Plusieurs voies sont ensuite possibles : devenir associé dans la Maison où l'on travaille, ouvrir ou racheter une Maison Acuitis, devenir formateur. Je ne suis pas le seul à avoir franchi le pas de l'entrepreneuriat après avoir été salarié. C'est aussi l'un des avantages d'une enseigne qui grandit tout en restant à taille humaine : il est plus facile d'y évoluer que dans de grands groupes plus cloisonnés. Mon parcours en est un exemple.
